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Afrique & développement

BAGHARA, une vision pour le Tchad

Produire, alimenter, transformer. Dans les plaines du Chari-Baguirmi, un projet prend racine : Baghara, où l’agriculture durable, l’énergie verte et l’industrialisation convergent pour transformer des vies et dynamiser l’économie.

Chérif AdoudouPlanner stratégique, Sine Qua Non conseil
2 min de lecture
Éleveurs en turban autour d'un dromadaire, entourés de photographes et de caméras

Baghara unit trois initiatives interconnectées (3Moissons, Nour Energies et Haraz) dans un écosystème qui incarne une vision : Produire. Alimenter. Transformer. Ce récit est celui d’un mouvement qui, sous la houlette du dirigeant d’entreprise Amir Adoudou Artine, redéfinit le développement rural et invite les investisseurs à façonner l’avenir.

Un écosystème pour la prospérité

Baghara n’est pas une simple juxtaposition de projets : il s’agit d’un cycle vertueux où chaque composante soutient l’autre.

3Moissons · Produire

Des coopératives agropastorales cultivent céréales, sésame, arachide et gomme arabique sur des parcelles de 100 hectares, selon le principe « zéro perte, zéro déchet ». 1 300 hectares en phase initiale, 50 000 hectares visés à dix ans, trois récoltes annuelles grâce à des nappes phréatiques fiables.

Nour Energies · Alimenter

Solutions photovoltaïques, batteries et générateurs pour alimenter les fermes 3Moissons (80 kW par ferme), éclairer des villages et alimenter des pompes à eau. En synergie avec des programmes comme « Desert to Power » de la Banque africaine de développement, et aligné sur le Plan national de développement du Tchad.

Haraz · Transformer

Une ferme intégrée de 800 hectares et des usines modernes : aliments pour bétail, produits laitiers et carnés, huiles et gomme arabique atomisée. 500 vaches laitières et un objectif de 36 000 bovins, aux normes internationales.

Une histoire humaine

47 500emplois directs, en majorité pour les femmes et les jeunes
25 000emplois indirects grâce à l’attractivité des zones rurales

C’est une révolution socio-économique : des communautés autonomes, des familles nourries par des produits abordables et un pouvoir d’achat renforcé. En réduisant les prix des viandes locales tout en exportant des produits premium, Baghara équilibre rentabilité et impact social, sans désorganiser les filières existantes.

Une opportunité pour les investisseurs

Porté par Amir Adoudou Artine, économiste et chef d’entreprise dans le BTP et les forages, ancien ministre et président de la CCIAMA, fort de 25 ans d’expérience dans le privé, le programme est intégré au PND et aligné sur les ODD. Il nécessite 74 millions d’euros : 10 M€ pour 3Moissons, 13,5 M€ pour Nour Energies et 50,5 M€ pour Haraz.

Les études financières montrent une forte capacité d’autofinancement, soutenue par des discussions avec l’État tchadien pour des garanties et subventions. Haraz, avec son actionnariat privé (55 % Adoudou Artine, 35 % Geyser SA, 10 % Geo Onyx Ingénierie), est prêt à absorber les productions de 3Moissons, tandis que Nour Energies, via un partenariat public-privé, sécurise l’énergie.

Baghara n’est pas seulement un projet : c’est une vision pour un Tchad où chaque communauté rurale devient un moteur de prospérité.

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